Evaluation sociétés et patrimoines • Divorce • Succession

Pourquoi évaluer financièrement une société ?

L’enjeu : il y a nécessité d’évaluer financièrement une société dans les cas suivants dont la liste ne prétend toutefois pas être exhaustive.

Pourquoi évaluer financièrement une société ? Patrice Rond vous explique

 

Une évaluation préparée

Une transmission de la société familiale est envisagée : le dirigeant fondateur souhaite faire valoir ses droits à la retraite, la société va être transmise mais quelle en est sa valeur financière ?

 

Une évaluation dans un contexte de décès

Une succession familiale vient de s’ouvrir au décès de son principal actionnaire et représentant légal : combien vaut financièrement la société dont les ayant-droits héritent, eux qui ne sont pas partie prenante dans la vie de la société, eux qui n’ont jamais exercé le moindre rôle opérationnel au sein de la société paternelle, eux qui n’ont même jamais perçu de dividendes alors que la société familiale générait des résultats bénéficiaires importants et récurrents ?

 

Une évaluation en cas de cession

Une société intéresse un acquéreur potentiel qui ne souhaite toutefois pas acheter les droits sociaux de l’entreprise à un prix surestimé. Quelle est la juste valeur financière de la société cible ?

Un acquéreur potentiel entend prendre le contrôle d’un outil de production, d’un réseau de commercialisation, qu’il estime être particulièrement attractif dans une optique de conquête d’un marché spécifique, de renforcement de ses parts de marché sur un secteur géographique, de la réalisation d’économies d’échelle, de synergies à mettre en œuvre. S’agit-il d’une prise de contrôle partielle ou totale ? Quel prix est prêt à proposer l’acquéreur potentiel ? Ce prix correspond-t-il à la juste valeur financière estimée de la société en fonction de son diagnostic économique, stratégique et financier ? Un investisseur financier souhaite prendre le contrôle de la société dans le but de la revendre dans quelque temps en réalisant une plus-value substantielle à court terme. Les détenteurs actuels des droits sociaux de l’entreprise ne courent-ils pas le risque de se voir proposer un prix inférieur à la valeur financière réelle de la société ?

 

Une évaluation sur fond de désaccord entre les Associés

Un désaccord peut survenir entre les Associés d’une même société et l’un d’entre eux souhaite certes céder ses droits sociaux mais pas à n’importe quel prix. Combien vaut financièrement la société dans ce climat tendu susceptible de devenir rapidement conflictuel ?

 

Une évaluation dans des contextes d’absence de cession de société

Une évaluation peut également être réalisée alors qu’il n’y a pas de transaction envisagée : ceci concerne notamment la valorisation à conduire dans le cadre des impairment tests (normes internationale IFRS), d’un assujettissement à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), d’un divorce (il s’agit d’indiquer la valeur financière de l’entreprise au sein de l’état liquidatif, de comparer les patrimoines respectifs des époux dont les droits sociaux de l’entreprise en cas de formulation d’une demande de prestation compensatoire), de droits sociaux apportés en garantie à un établissement bancaire en échange d’un financement octroyé.

 

Une évaluation équitable, quel que soit le cas de figure rencontré

Quel que soit le cas rencontré, il doit être procédé à une évaluation financière de la société à l’aide de méthodologies clairement explicitées, pour que cette valeur soit justifiée, comprise et acceptée par les différentes parties en présence.

 

Bon à savoir : multiples sont les cas dans lesquels une évaluation financière de société s’avère indispensable. Il n’en demeure pas moins que l’entrepreneur devrait régulièrement se poser la question de la valeur de la sa société afin accroître celle-ci.